Le Sénat adopte le texte sur l’immigration et se rapproche de la position de l'Assemblée

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Le 14.04.2011 à 14:18

Le Sénat a adopté jeudi, en seconde lecture, par 177 voix contre 152, le projet de loi sur l'immigration après avoir considérablement rapproché sa version de celle adoptée le 15 mars par l'Assemblée.

Sans surprise, l'UMP a voté pour, les partis de gauche contre, mais nombre de sénateurs de l'Union centriste se sont abstenus, désapprouvant le ralliement de la majorité sénatoriale à l'encadrement du droit au séjour des « étrangers malades ».

Après le retrait, à l'Assemblée, du principal point de litige entre députés et sénateurs sur l'extension de déchéance de nationalité aux assassins de policiers, il restait deux points de divergence essentiels entre les deux chambres: l'encadrement du droit au séjour des sans-papiers atteints de pathologies graves, ainsi que la réforme du contentieux de l'éloignement des sans-papiers.

Le Sénat s'est finalement rapproché de la position des députés en rétablissant, mercredi, l'article 17-ter qui restreint le droit au séjour des sans-papiers malades.

Ce titre de séjour « étrangers malades » ne pourra être accordé qu'en cas d'"absence" du traitement approprié dans le pays d'origine.

Le nouveau texte prévoit cependant que l'autorité administrative pourra prendre en compte des « circonstances humanitaires exceptionnelles » pour l'attribution du titre de séjour, après avoir recueilli l'avis du directeur général de l'agence régionale de santé.

Concernant le second point d'achoppement, à savoir le contentieux de l'éloignement des sans-papiers, les sénateurs se sont prononcés, mercredi soir, en faveur du recul de l'intervention du juge des libertés et de la détention (JLD) à quatre jours (au lieu de deux actuellement).

Le gouvernement, comme l'Assemblée, veut une intervention du JLD repoussée à cinq jours pour une meilleure efficacité du système.

 
Julien
ai l’impression de faire un mauvis rêve, je n’arrive pas à croire que nous puissance nucléaire, avec une volonté d’intervenir militairement de par le monde, on laisse notre frontière à la merci d’envahisseurs qui visiblement la passent et la repassent comme un jeu d’enfant en fonction des annonces du jours d’un coté et de l’autre de la frontière. je dois dire que ça c’est tellement lamentable, pitoyable, qu’un président de la république digne de ce nom devrait démissionner de suite… Première mission d’un président, garantir les frontières, sans frontières pas de pays. Et que l’on nous parle pas de « Schengen », les frontières existent toujours, c’est intangible ça.

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