Deux jours seulement après la présentation d’un plan gouvernemental regroupant 72 mesures pour les territoires ultra-marins, le ministre délégué chargé des Outre-mer Jean-François Carenco n’a pas été maintenu à son poste lors du remaniement. Le profil de son successeur Philippe Vigier pose question.
L’Elysée a présenté jeudi soir un remaniement partiel de l’équipe gouvernementale. Les nouveaux ministres sont presque tous issus du parti présidentiel, tandis que plusieurs personnalités issues de la société civile ont été écartées. L’exécutif fait ainsi le choix d’un recentrage avec, à la clef, un renforcement de l’autorité du chef de l’Etat.
Du Futuroscope au palais du Luxembourg, en passant par la mairie de Loudun ou la rue de Grenelle, Pierre Bonte-Joseph retrace l’incroyable parcours de René Monory, le garagiste devenu président du Sénat, un symbole de l’ascension républicaine.
En ouverture du premier Conseil des ministres de la nouvelle équipe gouvernementale, Emmanuel Macron s’est livré à une longue déclaration au cours de laquelle, il s’est félicité du fait que plus de lois avaient été adoptées lors de la session parlementaire 2022-2023 que lors de la session 2017-2018. On vérifie.
Dans une allocution de 25 minutes devant ses ministres, le Président de la République a dressé un bilan de l’année écoulée et a dressé des perspectives pour l’été et la rentrée. Jeux Olympiques, immigration, finances publiques… le chef de l’Etat a abordé de nombreux sujets et a fixé un « cap » et des « axes » de travail à sa nouvelle équipe gouvernementale.
Créée il y a plus de vingt ans, la délégation aux droits des femmes du Sénat est une instance qui produit des travaux sous l’angle des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes. A la veille de son renouvellement, elle dresse le bilan de ses activités sur les trois dernières années.
Aurélien Rousseau, ancien directeur de cabinet d’Elisabeth Borne, devient ministre de la Santé, tandis que Gabriel Attal récupère le portefeuille de l’Education nationale. Plusieurs députés de la majorité ont également fait leur entrée au gouvernement ce jeudi 20 juillet, dont Aurore Bergé, présidente du groupe macroniste à l’Assemblée nationale et le MoDem Philippe Vigier.
Décalé plusieurs fois, le remaniement promis a finalement eu lieu. Gabriel Attal va prendre le portefeuille de Pap Ndiaye à l’Education nationale et Aurélien Rousseau celui de François Braun à la Santé. Aurore Bergé intègre le gouvernement, tandis que Marlène Schiappa le quitte. Au-delà de quelques autres « ajustements », l’architecture globale du gouvernement reste la même.
C’était attendu, la secrétaire d’Etat chargée de l’Economie sociale et solidaire et de la Vie associative, Marlène Schiappa, a fait les frais du dernier remaniement. Ces dernières semaines, sa position était devenue intenable après les révélations de la commission d’enquête du Sénat sur le Fonds Marianne.
Deux jours après son adoption à l’unanimité par le Sénat, le projet de loi visant à accélérer la reconstruction des bâtiments dégradés lors des violences urbaines survenues fin juin-début juillet a été adopté par 260 voix pour (347 voix exprimées, 87 voix contre) à l’Assemblée nationale. Voté en des termes identiques par la Chambre basse, le gouvernement aura deux à trois mois à compter de la promulgation de la loi pour publier les trois ordonnances prévues dans ce texte.
L’information est tombée ce 20 juillet dans l’après-midi, après plusieurs jours d’attente : Aurélien Rousseau, ancien directeur de cabinet d’Elisabeth Borne à Matignon, remplace François Braun au ministère de la Santé. Haut-fonctionnaire, ancien de la gauche sociale-démocrate, son profil de technocrate n’enchante pas les sénateurs.
Dans un rapport publié le 20 juillet, la Cour des comptes confirme les inquiétudes du Sénat sur la sécurité des Jeux Olympiques de Paris 2024. Pour pallier la pénurie d’agents de sécurité privée, l’Etat pourrait mobiliser l’armée, ainsi que les policiers et gendarmes réservistes.
Alors que Gabriel Attal remplace Pap Ndiaye à l’Education nationale, la droite sénatoriale se félicite de la sortie du gouvernement d’un ministre très critiqué par la majorité sénatoriale, et appelle le futur ministre à profiter de son poids politique pour « arrêter les zig zags. » À gauche, on espère que Gabriel Attal se saisira de la question de la mixité sociale dans le privé.
Alors que l’autorité de contrôle des nuisances aéroportuaires (Acnusa) a alerté du risque de dépassement des quotas de vols de nuit sur l’aéroport Paris-Roissy Charles de Gaulle, une proposition de résolution sénatoriale a été déposée en mai par le socialiste Rachid Temal. Le sénateur souhaite appliquer un couvre-feu ambitieux pour les aéroports franciliens.
Principale information des « ajustements » du gouvernement ce jeudi, Gabriel Attal remplace donc Pap Ndiaye à l’Education nationale. Ce-dernier laisse à son successeur de nombreux chantiers, de la revalorisation des enseignants au harcèlement scolaire, en passant par la réforme du baccalauréat, la mixité sociale dans le privé, ou le port des abayas.
Un remaniement ministériel est attendu ce jeudi après-midi. Aurélien Rousseau, l’ancien directeur de cabinet d’Elisabeth Borne est annoncé pour devenir ministre de la Santé, à la place de François Braun. Le couple exécutif devrait rendre sa copie d’un instant à l’autre.
Alors que la session parlementaire s’achève dans les jours qui viennent, de nombreux projets de loi ont été voté par la majorité sénatoriale lors de cette dernière année. Seuls les textes budgétaires ont été rejetés, mais la droite a aussi réussi à obtenir des concessions de la part du gouvernement dans cette nouvelle configuration parlementaire.
Au moment où le mercure grimpe en flèche dans l’hémisphère Nord de la planète et que plus de 68% de nos nappes phréatiques se trouvent en dessous des normales, la Cour des comptes a présenté les conclusions de son rapport sur la gestion quantitative de l’eau. Face à la raréfaction des ressources en eau liée au dérèglement climatique, la réduction des prélèvements s’impose comme « l’unique solution », selon les magistrats de la rue Cambon.
La justice donne quatre mois à l’Etat pour prendre des mesures complémentaires contre la prolifération des algues vertes en Bretagne. Déjà en 2021, le Sénat alertait sur l’insuffisance des plans de lutte face à un phénomène qui trouve son origine dans le modèle agricole intensif mis en place dans les années 1960.
En déplacement en Tunisie, une délégation menée par la présidente de la Commission européenne a signé, le 16 juillet, un mémorandum entre l’Union européenne et la Tunisie. L’accord repose sur cinq piliers renvoyant chacun à des secteurs de coopération. Le principal volet de l’accord porte sur l’octroi d’une somme de 105 millions d’euros à la Tunisie en échange de la surveillance des frontières extérieures de l’UE. Une approche qui fait son chemin.