À 20 jours du 1er tour : Rencontres intéressantes à Nîmes ce matin. Boitage à La Vistrenque cet après-midi entre les gouttes.Bonne journée !
La droite organise la riposte face aux régions de gauche
Les régionales, on refait le match ? Pas tout à fait. Mais face à une Association des régions de France (ARF) forcément très marquée à gauche, depuis les vagues roses des scrutins de 2004 et 2010, les conseillers régionaux de droite décident de s’organiser. A deux jours du congrès de l’ARF.
Ce midi, à la questure du Sénat, l’Association des élus régionaux de France (AERF) s’est réunie pour la première fois. Présidée par le sénateur UMP Philippe Richert, président de la région Alsace, seule région métropolitaine restée dans le giron de la majorité, l’association reçoit les soutiens de poids de Valérie Pécresse, battue en Ile-de-France, et Franck Louvrier, conseiller régional des Pays-de-la-Loire et surtout conseiller presse et communication de Nicolas Sarkozy. Nadine Morano, Benoît Apparu et Nora Berra étaient eux présents pour le déjeuner. Quant aux présidents des régions Réunion et Guyane, membre de la majorité, Philippe Richert affirme ne pas savoir « s’ils vont quitter l’ARF ».
« Cagnotte de 1,2 milliard d’euros »
« L’AERF nait des mensonges et contre-vérités des régions socialistes », lance Valérie Pécresse. « La première : les recettes des régions vont baisser du fait de la réforme fiscale. C’est faux. Les régions vont disposer de moyens financiers inédits : une cagnotte de 1,2 milliard d’euros. Une manne financière issue de la nouvelle contribution sur la valeur ajoutée qui remplace la taxe professionnelle, à laquelle nous avons retiré le gel sur 3 ans des dotations d’Etat aux collectivités locales. L’ARF ne communique pas là-dessus», explique la ministre de l’Enseignement supérieur.
Philippe Richert, qui annonce ne plus siéger à l’ARF, « a été choqué par l’ambiance qui y existe. Je pensais que c’était une assemblée pluriannuelle. Or elle s’est concentrée sur le combat qu’elle mène face au Président et contre la réforme des collectivités territoriales ». « On ne peut pas reprocher à l’ARF d’exprimer son opposition à un texte qui, en supprimant l’élection des conseillers régionaux, supprime son identité », répond Alain Rousset. Le président PS de l’ARF a encore appelé hier le président de l’Alsace pour lui dire que la porte restait ouverte, « que l’ARF doit rester pluraliste ». Un peu tard, répond Richert. Le sénateur n’exclut cependant pas un retour à l’ARF, selon l’évolution future.
« On ne peut pas avoir un Etat fourmi et une région cigale »
Pour l’heure, les conseillers régionaux de droite dénoncent les dépenses des régions socialistes. Une attaque déjà menée depuis quelques années par l’UMP avec le « Livre noir des régions socialistes ». A l’heure des efforts budgétaires décidés par l’exécutif, Valérie Pécresse comme Franck Louvrier ont trouvé leur formule : « On ne peut pas avoir un Etat fourmi et une région cigale ».
Dès matin, Franck Louvrier s’est fendu d’une tribune dans Le Figaro pour dénoncer les dépenses des régions PS en matière de communication. Réponse d’Alain Rousset : « C’est l’hôpital qui se fout de la charité ». Louvrier rétorque que « le budget de l’Elysée, environ 5 millions d’euros, est inférieur à celui d’une très grande partie des régions. Quant à celui du SIG (service d’information du gouvernement), il est de 5-6 millions d’euros ». Auquel il faut ajouter les encarts publicitaires, « autour de 20 millions », selon Louvrier, qui ajoute : « L’Elysée s’adresse à 64 millions de Français. Dans une région, il faut voir combien ça coûte par personne ».




Réagir