A Gravelines, Sarkozy défend le nucléaire civil, gage d'« indépendance »

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Le 03.05.2011 à 15:44

Le président Nicolas Sarkozy a promis mardi, devant les agents EDF de la centrale nucléaire de Gravelines (Nord) de « continuer à investir dans le nucléaire civil », gage d' « indépendance » énergétique de la France, après l'accident de Fukushima au Japon.

 « Nous allons continuer d'investir dans le nucléaire pour développer la production d'électricité autonome de la France », a affirmé M. Sarkozy.

Accompagné de la ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet et du PDG d'EDF Henri Proglio, le chef de l'Etat avait auparavant visité la centrale de Gravelines, mise en route il y a 30 ans, et qui compte six réacteurs nucléaires.

Selon lui, « ceux qui voudraient qu'on arrête le nucléaire n'ont pas le courage de dire aux Français » que dans ce cas, « le prix de l'électricité pour les particuliers serait multiplié par quatre ».

 « Pendant 50 ans, nos prédécesseurs ont investi dans cette économie et il faudrait parce qu'il y a eu un tsunami, au Japon, qu'on remette en cause ce qui fait la force de la France, la fierté, l'indépendance de la France? Ce serait un choix irréfléchi et déraisonnable », a-t-il martelé.

Après l'accident de Fukushima, le 11 mars, de nombreuses associations, ainsi que les Verts et certains socialistes, demandent que soit mis un frein au nucléaire civil, voire que l'on abandonne le nucléaire.

La France possède 58 centrales nucléaires civiles et près de 80% de l'électricité du pays est d'origine nucléaire.

« Si je prenais la décision folle de fermer le parc nucléaire français, c'est 45 milliards d'euros qu'il faudrait dépenser. Où trouverait-on cet argent? », a-t-il également soutenu.

 

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