"Une période d'essai de 6 mois pour un non-cadre n'est pas "raisonnable" c'est sur ! L'OIT fixe 6 mois maxi...même pour les cadres, en fait
Médias: « Il y a un vrai décalage entre l’image de la femme et sa réalité »
La Commission sur l'image des femmes dans les médias a été officiellement instituée auprès du ministère des Solidarités, selon un arrêté paru mercredi au Journal officiel et doit être installée par Roselyne Bachelot, ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale cet après-midi. Selon l'arrêté, la commission devra proposer « une méthodologie et des indicateurs de suivi de l'image des femmes dans les médias », « veiller à l'observation et au suivi de la représentation des femmes dans les médias » et « engager une démarche d'autorégulation avec leurs responsables ».
En réalité, cette commission existe déjà depuis 2008 : elle a été lancée dans le cadre d’une mission de réflexion sur la place qu’occupent les femmes dans les médias. Un premier rapport sur ce sujet avait d’ailleurs été remis au ministère du Travail le 25 juillet 2008. « Nous travaillons sur les représentations et les stéréotypes féminins. Il y a un vrai décalage entre l’image de la femme et sa réalité », explique Michèle Reiser, présidente de ladite commission.
C’est la première fois qu’une commission de travail de ce type est pérennisée. Une décision qui montre que le sujet de l’image des femmes dans les médias est loin d’être résolu. Composée de 15 membres nommés pour trois ans, la commission compte des personnalités issues des médias mais aussi des universitaires et des personnalités spécialisées dans les ressources humaines. En plus des membres fondateurs, quatre nouvelles personnes ont été désignées pour en faire partie. Michèle Reiser en garde la présidence et a fixé de nouvelles thématiques de travail. « Cette commission a un rôle de vigie sur tous les problèmes. On travaille cette année sur les experts. A la télévision par exemple, les femmes sont sous-représentées et il y a une vraie discrimination au niveau qualitatif. Elles sont presque absentes de l’expertise. Elles interviennent moins souvent en tant qu’expertes qu’en tant que victimes. »
Même si Michèle Reiser déplore les différences de traitement des hommes et des femmes dans les médias, ce n’est pas une fatalité. « Les patrons de presse ont signé en octobre un ‘acte d’engagement pour une démarche d’autorégulation visant à améliorer l’image des femmes dans les médias’. Nous allons maintenant faire le bilan des actions mises en place puis nous ferons une sorte de contrôle surprise. » Par la suite, un nouveau rapport reprenant ces résultats sera publié.
(avec AFP)

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