Le projet de réforme des retraites adopté en commission au Sénat

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Le 30.09.2010 à 09:35

La commission des Affaires sociales du Sénat a adopté mercredi après deux jours de débats parfois agités le projet de réforme des retraites sans apporter de modifications de fond.

La commission a adopté 113 amendements dont la très grande majorité du rapporteur UMP Dominique Leclerc. Les points clés du texte, âge légal reculé à 62 ans, âge du taux plein relevé à 67 ans et durée de cotisation, ont été adoptés sans changement.

Les amendements défendus par le groupe communiste et du parti de gauche (CRC-SPG) ont tous été rejetés. Le groupe socialiste n'a pas pris part au vote du texte qualifiant le débat de « mascarade ».

Tandis que l'opposition estime que la commission n'a apporté que des changements mineurs, le ministre du Travail Eric Woerth évoque au contraire « plein d'avancées ».

 « Il y a plein d'avancées dans le texte qui sort de la commission et plein d'avancées à venir » lors du débat en séance (à partir du 5 octobre) où il y a « encore un certain nombre de marges de manœuvre », a déclaré M. Woerth à l'issue de la commission.

 Il a notamment cité les travailleurs handicapés, l'allocation équivalent retraite (AER) pour les seniors chômeurs et la médecine du travail.

Pour les travailleurs handicapés, le départ à la retraite anticipée à 55 ans qui était réservé à ceux qui avaient 80% de handicap est étendu « à tous ceux qui sont reconnus comme travailleurs handicapés » soit « un million de personnes », a indiqué M. Woerth.

Un autre amendement prévoit l'extension du dispositif Allocation équivalent retraite (AER) pour les seniors au chômage en attente de retraite afin de se caler sur l'allongement de l'âge de départ et éviter une interruption de l'allocation. Un mécanisme similaire est également prévu pour les victimes de l'amiante.

 Concernant l'article sur la médecine du travail très controversé, un amendement vise « à lever toute ambiguïté entre le médecin du travail et l'employeur ». Le passage indiquant que ces médecins exercent leurs missions « en lien avec les employeurs » est transformé par les médecins du travail « agissent en coordination avec les employeurs ». Un autre amendement supprime l'obligation d'élire le président du conseil d'administration des services de santé au travail parmi les représentants des organisations patronales.

Sur la question des femmes qui a été longuement débattue en commission, aucun amendement n'a été adopté mais le ministre du Travail a promis de s'y pencher en séance.

 « S'il y a des injustices on verra en séance comment essayer d'y répondre, on a posé les bases de mesures concrètes visant à l'égalité salariale » a-t-il dit.

   L'opposition n'a vu dans ces amendements que de petits aménagements.

 « Le Sénat qui devait tout changer fait simplement des petits changements qui ne change pas la philosophie du texte, nous confirmons notre opposition à ce texte », a déclaré Jean Desessard (Verts).

  « Il n'y a pas d'avancées sur les points clefs », a déclaré Jacky Le Menn (PS). « La majorité qui n'a fait passer que quelques amendements timorées s'est systématiquement pliée aux remarques du ministre, en retirant certains de ses amendements » a-t-il assuré.

   La discussion en commission a été marquée par un incident, le rapporteur annonçant en ouvrant la réunion qu'il retirait tous ses amendements, provoquant les protestations de la gauche, avant de les représenter un peu plus tard.

 
46 ans de cotisations
le gouvernement manque de courage je pense que 42 ans de cotisations pour tous y compris les privilegies de la fonction publique sncf edf et ainsi de suite et tout les problemes d argent seront supprime un peut de courage
Jany
Cette reforme des retraites n'a pas été vu en profondeur, elle n'est pas terminée, et il faudra y revenir plus tard... Temporairement il y a eu des modifications sur l'age, mais sur les ressources, il semble que cela soit court, d'autant plus si l'on passe par de grandes périodes de sous-emploi en France. Ce qui est déplorable dans cette affaire, c’est que les hommes politiques nous ont parle de cette reforme pendant des mois…Nous pensions avoir un texte final de qualité et nous sommes devant un texte, un document incomplet qui demanderait a être revu. Pourquoi ne pas le revoir aujourd’hui ? Que ce soit la gauche ou la droite, nous avons l’impression que personne ne semble concerne sur le fond. Il y a bien les étudiants qui commencent a bouger…Mais il serait souhaitable que l’on aille jusqu’au bout de la reforme… Cette reforme n'est pas juste non plus car de plus en plus les carrières se feront en discontinu, les jeunes rentreront tard dans la vie active...ce qui veut dire que les travailleurs n'auront pas leur nombre de trimestres, mais aussi avec un nombre de points réduit. C'est la double peine... La seule solution pratique et durable était d'avoir un Minimum Retraite base a 1500 Euros et de diminuer les grosses retraites au nom de la répartition. Les plus riches ont les moyens de capitaliser et d'avoir une retraite plus intéressante pour eux... L'idée est que la retraite doit être avant tout un moyen d'existence pour nos vieux... L’idée maîtresse doit être le partage, la juste répartition… Bien cordialement, jany

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