Sarkozy à l’AMF : « Très bon discours » ou « n’importe quoi » ?

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François Vignal
Le 23.11.2010 à 18:52
Nicolas Sarkozy s’est employé à convaincre les maires de la nécessité de ses réformes : conseiller territorial, taxe professionnelle, réforme de la carte judiciaire, militaire et hospitalière. Résultats : quelques sifflets, des applaudissements. Et des maires partagés. Forcément.

C’était le retour de Nicolas Sarkozy au congrès de l’Association des maires de France. Après les sifflets essuyés par François Fillon l’an dernier, le chef de l’Etat s’en est sorti sans trop de casse, côté ambiance. En début du discours, des huées montent de la salle. Quand Nicolas Sarkozy évoque les retraites, ce sont même quelques sifflets, mêlés d’applaudissements. « Pour les protestations et les applaudissements, attendez la fin », propose le chef de l’Etat. Bien vu : son discours terminé, pas de standing ovation, mais une salle qui applaudit. Tout juste un petit « Houuu » de réprobation, vite couvert.

« Il arrive à retourner la salle pendant son discours. C’est un expert »

« Il arrive à retourner la salle pendant son discours. C’est un expert », s’étonne Alain Vinel, maire (non-inscrit) de Bussang (1670 habitants, Vosges). Il minimise : « Il y a peut-être aussi un peu de claque ». « Au début, on l’a sifflé. A la fin, on l’a applaudi. Il a convaincu », se réjouit une autre édile. Vite interrompue par Christine Priotto : « Le fan-club de Sarkozy, ça va 5 minutes… Il n’a pas été à la hauteur d’un Président. Ses idées sont convenues et médiocres », lance cette maire PS de Dieulefit (3400 habitants, Drôme).

On l’a compris, le discours de Nicolas Sarkozy ne lui a pas plu. Notamment quand il lance que « le responsable, c’est à lui à qui il convient de dire non. L’irresponsable dit oui ». « Quand on me demande des toilettes dans les chambres pour les pensionnaires de la maison de retraites, je vais leur dire non ? Le Président est dans le renoncement », s’énerve Christine Priotto.

Arguments « très exagérés »

Pour convaincre les maires rassemblés au parc des expositions de la porte de Versailles, ce mardi après-midi à Paris, Nicolas Sarkozy sort la grosse artillerie. « Les vraies réformes, elles sont douloureuses et difficiles, sinon elles auraient été faites ». Pour justifier les plus polémiques, notamment celle des collectivités territoriales, le chef de l’Etat les compare à l’abolition de la peine de mort, à la loi sur l’IVG ou la décolonisation.

« Il a voulu frapper par des phrases chocs pour que ça rentre dans les esprits, pour montrer que la réforme des retraites et les autres font grogner mais font aussi avancer », pense Patricia Moilliet, maire-adjointe (non-inscrite) à Molière (1380 habitants, Tarn-et-Garonne). « Pas du tout exagéré », selon Philippe Martin, maire-adjoint (UMP) d’Antony, dans les Hauts-de-Seine. « Le message est qu’il faut faire les réformes, même si ce n’est pas l’esprit du moment ». Pour Jean-Marie Perreau, maire de Villard-Raynard (60 habitants, Isère), c’est en revanche « très exagéré. Il n’y a pas besoin d’aller chercher ce type d’argument pour justifier une réforme qui n’est pas à la hauteur ». Question de point de vue. Et de couleur politique.

« En France, on aime le roi »

Les maires sont – forcément – partagés. « Discours réaliste », « très bon discours », « heureusement que nous l’avons » d’un côté. Pour d’autres, c’est plutôt « pas convainquant », « toujours des interrogations » et « autosatisfaction ».

« Il dit n’importe quoi. A l’entendre, il a toujours raison. Mais bon… Il sait bien parler », reconnaît Gilbert Fixaris, maire (sans étiquette) de Saint-Louis (720 habitants, Moselle). Si Sarkozy a « rassuré les maires », croît Jean-Claude Leroy, maire (UMP) de Sergines (Yonne), il pointe encore « le problème des financements des collectivités ». Christiane Jury, maire (UMP) d’Echalas (1500 habitants, Rhône) est rassurée côté financement, mais « ressent des arrangements politiques sur les métropoles ».

Le célèbre Jean Lassalle, maire (Modem) de Lourdios-Ichère (146 habitants, Pyrénées-Atlantiques) a lui « raté le discours », pensant « que c’était à 17 heures ». « On m’a dit que c’était très bien. Il faut le faire. Il vient quasiment de faire disparaître les conseillers généraux et fait disparaître 25.000 communes par les regroupements. Je trouve les maires optimistes », lâche-t-il. Et d’ajouter : « Mais en France, on aime le roi, même si on lui a coupé la tête. Ceux qui l’enterrent, l’enterrent un peu vite ».

 
luimeme
cela est normal il veux les 2/3 de la morts des Français cela a ete dit par les oligurie ??? ... allez regarder S V P
La rédaction
Michel, la vidéo est disponible ici : http://www.publicsenat.fr/vod/evenement/ceremonie-d-ouverture-de-l-assoc... La vidéo commence au moment où nous avons pris l'antenne, nous vous souhaitons un bon visionnage
Michel
Public Sénat devrait être , pour moi, un média impartial qui informe et forme sur la vie de notre démocratie, en particulier le rôle et les actes du Sénat, et les problèmes importants que notre pays a à résoudre. Hélas vous tombez de plus en plus dans le travers de trop nombreux médias qui vendent du sensationnel, de la rumeur non contrôlée(pléonasme puisque c'est la définition du mot rumeur qu'il est bon de rappeler): Le titre de cet article est racoleur pour faire lire cet article dont le contenu est heureusement plus modéré. Je m'étonne que vous ne diffusiez plus le discours du Président ce qui nous permettrait de connaître son contenu et de juger par nous mêmes comme cela doit être en démocratie. Comme l'a conclu le Président, ce serait tellement mieux et plus vivable si le respect guidait nos relations même si lui-même, à cause de son enthousiasme et son parler vrai se laisse parfois aller:la vérité n'est pas toujours bonne à dire
La rédaction
Bonjour Michel, Nous informons nos lecteurs de l'actualité politique et parlementaire. Chaque année, nous sommes présents au Congrès des maires de France, rendez vous incontournable des élus locaux. Pour mémoire, je vous rappelle que le Sénat est l'Assemblée des collectivités locales. Les problématiques touchant aux élus locaux, nous intéressent donc au premier chef. Il s'agit ici d'un reportage sur le ressenti des maires après le discours du Président de la République, et non de rumeur infondée. Le discours est également en ligne en intégralité sur cette page d'accueil. Merci de l'attention que vous portez à nos articles. Bien à vous
Michel
Merci pour votre réaction.Si j'ai parlé des rumeurs,cela ne concernait pas votre article mais ce qui se passe dans beaucoup de médias qui cherchent le sensationnel et la polémique pour mieux vendre voire tout faire pour que Sarkozy ne puisse pas se représenter.L'antisarko est à la mode et fait vendre.Je continue à penser que Public Sénat ne devrait pas dériver vers ce type de médias qui surfe sur l'opinion du moment et donc éviter des titres d'articles qui pour moi traduisent votre avis mais peut-être que je me trompe.Si ce titre ne fait que traduire le sentiment de certains maires,en particulier les siffleurs, dans ce cas je n'ai rien à vous reprocher.Plutôt qu'employer le mot vanter qui veut dire déformer la réalité,ne pouviez-vous pas écrire "défend" ses réformes qui aurait été plus impartial mais moins accrocheur. Concernant la diffusion du discours en intégralité, je ne suis peut être pas doué dans ma recherche mais je ne la trouve pas.Dans l'article en question il ne s'agit que d'un cours extrait.Salutations et encore merci
André
Bonjour Michel, Bien dit donc, es-tu un fervent électeur de Sarkosy? A t'attendre parler, on dirait que tu prépare sa prochaine campagne électorale... Heureusement beaucoup n’ont pas le même opinion, et pour cause ! Il n’y a qu’a regarder les résultats: Les « petits » ne pourront plus se faire soigner car de plus en plus il faut payer de sa poche. S’ils ont bien peiné pour avoir un petit « chez soi », on le leur prendra pour payer les frais d’hôpitaux ou les maisons de retraite. Les promesses d’arriver à 100 ans me font rire, regardons déjà le nombre de décès avant l’age légal actuel ; En la repoussant, peu de gens auront l’occasion d’y arriver. Peux-tu me donner les pourcentages de décès par décennie après 50 ans? Chose que le président n’a pas fait lors de son dernier débat télévisé. Est-ce normal aussi qu'il y ait de plus en plus de gens dans la misère? Les belles paroles laissent le «petit » peuple perplexe et sans défense face à leur avenir.

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