Des représentants de différents syndicats de médecins étaient auditionnés mercredi par la commission d’enquête parlementaire sur les pénuries de médicaments. Tous évoquent des « bricolages » quotidiens face aux ruptures d’approvisionnement, avec le risque d’«une perte de chance pour le patient ».
Après avoir annoncé une feuille de route pour les « cent prochains jours », Élisabeth Borne doit désormais transcrire ses intentions dans l’agenda parlementaire. Un calendrier chargé avec plusieurs textes majeurs sur la programmation militaire ou la justice. L’exécutif souhaite également présenter plusieurs projets de loi sur la valeur travail afin de tourner la page des retraites. Un programme lourd qui pourrait ne pas être terminé d’ici le 14 juillet.
Réclamant plus de fermeté à l’égard des black blocks, le sénateur LR Bruno Retailleau pousse à nouveau pour exclure des manifestations des individus déjà condamnés pour des violences, à l’image des interdictions de stades prononcées par les préfets. En 2019, le Conseil constitutionnel avait retoqué une disposition identique, jugée disproportionnée.
Dans le sillage des révélations de plusieurs médias concernant la répartition du Fonds Marianne lancé en 2021 sous l’égide de Marlène Schiappa, plusieurs sénateurs ont réclamé l’ouverture d’une commission d’enquête. Selon nos informations, celle-ci pourrait bien voir le jour en début de semaine prochaine.
Le sénateur PS Jérôme Durain a suivi une brigade de la BRAV en tant qu'observateur lors de la manifestation parisienne du 1er mai. Nos journalistes, Marion Vigreux et Jonathan Dupriez, l'ont filmé toute la journée et ont recueilli son témoignage, dans le cadre d'un documentaire de Fabien Recker. Le sénateur socialiste n’a pas constaté de débordement, mais attend de contextualiser son observation « à froid » dans le cadre d’un « débat » sur le maintien de l’ordre.
L’intersyndicale est-elle en train de se fissurer comme beaucoup de commentateurs le répètent à l’envi ? Hier, lundi 1er mai, pratiquement trois semaines après la décision du Conseil constitutionnel de valider la réforme des retraites, certains pensaient signer l’arrêt de mort d’une idylle syndicale de plus de trois mois. Pourtant, à tous les micros tendus, Laurent Berger, figure de proue du mouvement, a répété que l’union reste intacte et continuera de faire bloc contre le report de l’âge de départ. Le secrétaire général sortant de la CFDT en veut pour preuve les quelque 2,3 millions de manifestants partout en France selon la CGT, 782 000 selon le ministère de l’Intérieur. Une journée qui « démontre la détermination des travailleurs et travailleuses à faire échec à cette réforme des retraites », selon le communiqué de l’intersyndicale. Forts de cette mobilisation, ce mardi matin, les huit syndicats parties prenantes se sont accordés sur une quatorzième journée de manifestation le mardi 6 juin prochain. Une mobilisation calée sur le calendrier législatif Une date qui peut paraître lointaine, mais qui se justifie par l’examen à l’Assemblée Nationale deux jours plus tard, le 8 juin, d’une proposition de loi du groupe LIOT pour abroger la réforme des retraites. Dans son communiqué, l’intersyndicale appelle d’ailleurs « unitairement [les] organisations à aller rencontrer les députés partout pour les appeler à voter cette proposition de loi. » Au Sénat, Patrick Kanner, président du groupe socialiste, salue une mobilisation qui dure face à la loi, et assure qu’il y aura également des « initiatives », faisant référence à la proposition de loi des sénateurs communistes, similaire à celle du groupe LIOT.
Laurent Lafon, président de la commission de la culture au Sénat, va présenter une proposition de loi le 12 juin prochain en vue de réformer l’audiovisuel public. Il souhaite notamment créer une holding qui regrouperait quatre filiales de l’audiovisuel public. Le sénateur du Val-de-Marne veut également accélérer la transition numérique jugée trop tardive par rapport aux médias étrangers.
L’ancienne ministre de la Santé, auditionnée ce mercredi 2 mai au Sénat, appelle à renforcer les moyens alloués aux Agences régionales de santé, dont elle est l’instigatrice, afin d’accroitre la vigilance face au risque de pénuries de médicaments.
Invité de notre matinale, le sénateur RDPI Thani Mohamed-Soilihi est revenu sur la situation à Mayotte, et appelle à continuer l’opération Wuambushu de destruction des bidonvilles. Le sénateur de Mayotte demande au gouvernement de déployer des bateaux militaires pour « dissuader » l’immigration comorienne sur l’île.
Invité de notre matinale, Jérôme Guedj est revenu sur les violences qui ont émaillé les cortèges du 1er mai ce lundi. Le député socialiste condamne l’attitude des black blocs, « idiots utiles du gouvernement », et pose la question de l’arsenal juridique à la disposition de l’Etat pour « prévenir » leurs agissements.
Et si la fin de la grève des éboueurs, le déblocage des lycées et des universités, la baisse de l’affluence dans les cortèges, ne signifiait pas la fin de la mobilisation contre la réforme des retraites, mais le début d’une nouvelle forme de contestation ? Pour la journaliste du Figaro Sophie de Ravinel interrogée dans l’émission Et maintenant ! les casserolades ont pris le relais des manifestations traditionnelles, et devraient durer jusqu’à l’été.
Humoriste québécois débarqué en France il y a 25 ans, Anthony Kavanagh revient sur un début de carrière marqué par le racisme, les embûches qu’il a dû surmonter et la montée en puissance du wokisme dans les universités américaines. Cette semaine, Anthony Kavanagh est au micro de Rebecca Fitoussi dans l’émission d’entretien Un monde, un regard.
Dans un communiqué paru le 4 avril, l'intersyndicale nationale des internes appelle à une « journée nationale sans internes », ce vendredi 28 avril. Les différents syndicats de médecins internes réclament, à l’unisson, « que les médecins de demain soient reconnus à leur juste valeur : des acteurs incontournables du système de soins ».
Depuis le mois de février dernier, tous les yeux sont braqués sur la Turquie. Après le séisme qui a endeuillé le pays le 6 février, et a provoqué la mort de 50 000 personnes, le pays va se rendre aux urnes, le 14 mai prochain, pour élire son président et ses parlementaires. Parmi les candidats, le président sortant, omniprésent sur la scène internationale, Recep Tayyip Erdoğan. Malade, à la peine dans les sondages, sa victoire n’est pas assurée. Analyse de ces scrutins déterminants avec Jean Marcou, professeur à Sciences-Po Grenoble, chercheur associé à l’Institut français d’études anatoliennes à Istanbul.
Le Rassemblement national, qui n’a plus organisé d’événement marquant autour du 1er mai depuis 2015, va rassembler ses militants dans la ville du Havre pour un grand banquet. Le parti de Marine Le Pen devrait profiter de l’occasion pour lancer une campagne de communication autour de la « paix sociale ».
Alors que le 1er mai s’annonce particulièrement tendu, les renseignements alertent déjà sur d’éventuels débordements, tandis que les syndicats se veulent rassurants. Avant même que les cortèges s’élancent, la bataille des chiffres a déjà commencé. Tour d’horizon des éléments connus sur cette journée.
Les sénateurs déposent une nouvelle proposition de loi pour faciliter la restitutions de restes humains, conservés dans les collections publiques, à des États qui en feraient la demande. Pour les auteurs du texte, il s’agit de doter la France d’un « mécanisme clair et transparent ».
Alors que le département des Pyrénées-Orientales connaît le mois d’avril le plus sec depuis 1959. Après de forts incendies dans le département, les récoltes des agriculteurs sont désormais menacées. Dans ce contexte, le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, rencontrait le préfet et les élus locaux ce jeudi 27 avril.
Portée par la hausse des prix de l’énergie et des services, l’inflation accélère en avril. En parallèle, la consommation des ménages ralentit, notamment face au coût de l’alimentaire.
Régulièrement évoquée par l’exécutif comme levier d’action en faveur du plein emploi, la réforme du RSA arrivera au Parlement en juin. Le gouvernement entend soumettre les bénéficiaires à des heures d’activités pour favoriser le retour à l’emploi.